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Elle a le dos courbé, ma petite Mamayé, c’est le poids de son âge qui l’a fait se plier. La couleur s’est sauvée de ses cheveux bouclés, et au fil des années, son visage s’est froissé. Une histoire de petits secrets, de rires, de mémoire, de complicité… et, aussi, de la vie qui passe. Une chaude histoire de Sandrine Lévy illustrée par Coralie Saudo.

Mamayé porte sur elle les traces du temps mais qu’importe, puisque la vie lui en donne encore de ce temps pour le partager avec son petit enfant. Et pour se faire, elle sème des petits cailloux qui seront autant de souvenirs pour préserver et grandir son lien. Car elle sait, Mamayé que tout le monde aura du chagrin, et son petit enfant accablé pourra être consolé en retrouvant tous ces petits cailloux blancs…

Au fil de la lecture, l’attachement est grandissant pour cette femme douce, riche de sagesse, alors quand vient son heure, la tristesse prend le dessus et nous plonge dans un vide immense…. Seulement, grâce aux attentions de Mamayé, à ces doux petits cailloux blancs, l’espoir renait et le chagrin s’attenue, en chacun d’eux, on retrouve le visage doux, sage, affectueux et tendre adressé à son petit enfant.

Une histoire touchante et poétique, qui berce l’horloge du temps, un livre ouvert sur le lien intergénérationnel, sur la vieillesse, la perte d’un parent. Il est aussi l’histoire d’un lien au delà de la vie, puisque les souvenirs sont à eux seuls l’existence continuelle d’un amour éternel.

J’ai beaucoup pleuré, j’ai laissé mon âme d’enfant revenir quelques instants pour me remémorer mes souvenirs d’antan,  même une chanson s’y est invité :" Mamayé, ô yé y Mama" que l’on fredonne souvent.

Album dès 3 ans